
D I S C L A M E R
Attention : l’œuvre que vous allez voir est une expérience artistique en ligne, issue d’une spéculation historique totale, bien qu’elle s’appuie sur certains faits réels.
Aucun des éléments, qu’ils soient physiques ou numériques, n’est le reflet d’une quelconque conviction réelle, sérieuse ou extrémiste de la part de l’artiste.
Cette œuvre constitue avant tout l' illustration d’un ressenti, une exploration subjective et artistique de spéculation hasardeuse.

Née de la notion de « victimisation suprême », Persona Non Grata se présente comme une expérience poétique et visuelle. L’œuvre trouve son prisme dans la sensation de rejet, un affect structurant qui traverse et façonne le dolorisme de ces deux derniers millénaires.
L’installation s’articule autour de trois peintures de grand format. Monochromes, aux références austères, elles représentent des groupes d’individus incarnant, dans leur universalité parfois extrême, ce sentiment de mise à l’écart. Réduites à une présence presque silencieuse, ces images dialoguent avec un dispositif numérique foisonnant.
En contrepoint, un dédale de pages internet — volontairement ludiques, étranges et parfois contradictoires — déploie une expérience immersive. L’artiste y mobilise le médium numérique comme espace d’exploration, proposant une arborescence interactive autour de trois thématiques fondatrices : la famille occidentale, Dieu, et les traditions religieuses orales africaines — autant de problématiques ayant participé à la construction de son identité.
Accompagnées de fragments poétiques, ces pages, à la fluidité à la fois contrôlée et aléatoire, entrent en résonance avec les peintures. Elles traduisent un ras-le-bol universel face à l’arbitraire des normes établies : ces valeurs perçues comme immuables à une époque, mais qui se révèlent parfois obsolètes un siècle plus tard. L’œuvre interroge ainsi l’instabilité des repères et le manque de constance dans les idéaux humanistes.
Fasciné par la navigation libre et exploratoire propre à l’internet des années 2000–2010, l’artiste se réapproprie cette esthétique et cette expérience. À rebours d’un environnement numérique contemporain marqué par l’automatisation, l’uniformisation et le lissage des usages par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, il propose une forme de résistance sensible et fragmentée.
